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Rest Energy, 1980

Marina Abramovic et Ulay ont chacun une réputation de « body-artistes » radicaux quand ils se rencontrent par hasard à Amsterdam en 1975. A partir de cette date et pendant treize ans, ils vont faire vie et œuvre communes, I’une et l’autre nouées par le désir d’intensifier la perception des situations quotidiennes.

La relation de couple dans toutes ses déclinaisons (amour, agression, confiance…) est le nerf du cycle des « Relation Works » qui consacre leur collaboration entre 1976 et 1980. Ces dix-sept performances dont une anthologie vidéo a conservé la trace, obéissent à un triple principe « ni répétition, ni fin prédéterminée, ni reproduction », qui confère à ces explorations des limites physiques, mentales et psychologiques une extrême tension.

La tension, ici, est celle de cette flèche pointée, de cet arc bandé par Ulay.

« Dans l’enregistrement vidéo de Rest Energy, on les voit pendant 4 minutes face à face en situation d’équilibre : Ensemble, nous tenons un arc tendu et une flèche empoisonnée. Par le poids de notre corps, nous mettons l’arc en tension. La flèche pointe le coeur de Marina. » Voir un extrait de la vidéo performance sur le site de Arte

Pier Paolo Pasolini, Les milles et une nuits (la trilogie de la vie). Dans cette scène d’anthologie, Aziz (Ninetto Davoli) bande son arc, un sexe d’or au bout de sa flèche. Cupidon d’un nouveau genre il pointe sa flèche vers le sexe de sa partenaire.

Alphonse Legros, Cupidon (Eros) et Psyche

Canova, Psyché ranimée par le baiser de l’Amour, 1793.

Litanie des saints:
Je crois qu’elle sent du bout des seins.
Tais-toi, tu sens du bout des seins.
Pourquoi sens-tu du bout des seins?
Je veux sentir du bout des seins.

Marcel Duchamp, Rrose Sélavy, oculisme de précision, 1939

Marcel Duchamp, Prière de toucher, 1947

Rigel Herrera, vingt centimètres de diamètre, huile sur toile

Andrej Glusgold

Marina Abramovic , Balkan Erotic Epic, Banging the Skull (Marina)

Sophie Calle, Breast, 2001

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Marina Abramovic, nude with skeleton, 2004, performance.
Antoine Wiertz, La Belle Rosine, 1847

Toujours dans la série, « ces bouts, les montrer ou pas »

Nina ou Natasa ou toutes les autres les montrent au ciel avec ferveur, comme un rituel. C’est là la contribution de Marina Abramovic au projet Restricted. Solicitée comme d’autres artistes à réaliser une oeuvre sur la pornographie, Marina Abramovic prend le sexe à rebours du convenu et de la banalisation de l’image pornographique. Elle écrit une balkan erotic Epic, un film qui aborde l’érotisme du folklore balkanique. La Serbie est son pays d’origine, là où le sexe est libre et tellement important dans les traditions populaires. « Dans tous ces rituels païens, écrit Julia Peker sur Paris-Art, le sexe est un outil permettant de tenir à distance la maladie, le mauvais sort, ou la pluie, une arme contre toute forme de destruction. Sa puissance symbolique émane de sa vitalité naturelle.
Les photographies de Marina Abramovic donnent une visibilité aux récits racontés dans les
livres, tout en se libérant du poids symbolique de ces scènes traditionnelles. La vision de femmes se caressant les seins en regardant vers le ciel est d’abord une image. Les yeux clos de leurs visages tournés vers les nuages abandonnent ces corps à la sensualité de la caresse, et le sens codifié de l’acte passe au second plan derrière l’énigme du plaisir. »

Oeuvre étonnante d’une artiste magnifique.

avertissement

D'accord, ce blog investit le champ artistique... Néanmoins, certains billets pourraient être fort explicites suivant les tribulations de l'auteur. Vous voilà prévenus.

point de vue

il n'y a pas d'art érotique. Il n'y a que l'art. Il peut bien sûr être érotique. Question de point de vue... sur l'art.
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