Comment parvenir à rendre compte de son intimité, de ses pulsions, de ses émotions ? Natacha Merrit a résolu cette question épineuse en prenant le parti d’enregistrer sa vie sexuelle sur pellicule. Digital Diaries est donc un journal sexuel, le sien. La photographe ne recherche ni la photographie d’art, ni la provocation. Cette somme d’autoportraits érotiques illustre autant de rencontres et d’états qu’elle a souhaité explorer. D’aucuns parleront de voyeurisme, d’autres d’une forme d’introspection peu banale. Travaillant exclusivement sur sa vie sexuelle, Natacha Merrit crée les images qu’elle veut donner de sa propre personnalité. Comme elle le précise elle-même : « my photo needs and my sexual needs are one and the same » (mes attentes artistiques et sexuelles ne sont qu’une et même chose). L’oeuvre, sans tabou aucun, a trouvé un inévitable prolongement sur le net. Au risque de tomber dans la banalité d’un porno chic beaucoup plus commun.

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