C’est qu’il a croqué la scène au bon moment, ce peintre de Kléophradès, un des maîtres anonymes de la figure rouge archaïque. A gauche un satyre couronné, le torse incliné et qui parait tout étonné de la qualité de son érection. Au centre, un autre satyre, aux dispositions non moins raidement avantageuses, penchée sur une ménade endormie au thyrse drôlement gonflé. Il lui soulève le chiton et semble avoir un projet bien précis : écarter la cuisse de la délirante endormie. Dites-moi, elle fait semblant de dormir, la belle ou elle ne se rend compte de rien ?