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« Les deux égarés entendirent quelques petits cris qui paraissaient poussés par des femmes. Ils ne savaient si ces cris étaient de douleur ou de joie ; mais ils se levèrent précipitamment avec cette inquiétude et cette alarme que tout inspire dans un pays inconnu. Ces clameurs partaient de deux filles toutes nues qui couraient légèrement au bord de la prairie, tandis que deux singes les suivaient en leur mordant les fesses. Candide fut touché de pitié ; il avait appris à tirer chez les Bulgares, et il aurait abattu une noisette dans un buisson sans toucher aux feuilles. Il prend son fusil espagnol à deux coups, tire, et tue les deux singes. « Dieu soit loué, mon cher Cacambo ! j’ai délivré d’un grand péril ces deux pauvres créatures ; si j’ai commis un péché en tuant un inquisiteur et un jésuite, je l’ai bien réparé en sauvant la vie à deux filles… » Félicien se souvient-il des aventures du Candide de Voltaire ?
Ou aime-t-il à simplement à croquer le plaisir que prend cette jeune femme accueillant, avec volupté, la lubricité même entre les cuisses ? » Je passe mes jours à me contenir et j’ai de furieuses envies de briser d’un coup de tête cette martingale de conventions avec laquelle les sociétés civilisées tiennent en bride les natures primitives, écrivait Félicien Rops. Partir loin du monde comme il faut pour vivre enfin ma vie dans la fièvre et le mouvement. »

« Pourquoi trouvez-vous si étrange que dans quelques pays il y ait des singes qui obtiennent les bonnes grâces des dames ? Il sont des quarts d’hommes, comme je suis un quart d’Espagnol », dit aussi Cacambo à ce candide Candide…

Noté que je devrais en toucher un mot à Kong, si je le croise.

Félicien Rops (1833-1898), Transformisme III E757 (retouché à la gomme)

Un trait de plume et le sexe bascule.
Shunga est une image de printemps et une image du monde flottant.
Quant au livre érotique, bien avant Suzuki Harunobu, on l’appelait déjà kōshokubon. Même la phonétique est parfois imagée.

Suzuki Harunobu, un homme et un jeune, détail d’un Shunga (vers 1750)

– Chère, avez vous vu en ce miroir ?
– Quoi donc, mon ami ?
– Ce coquin qui matte.
– La touche sans doute, mon ami, la touche.

Antoine Watteau, l’Enseigne de Gersaint, automne 1720

avertissement

D'accord, ce blog investit le champ artistique... Néanmoins, certains billets pourraient être fort explicites suivant les tribulations de l'auteur. Vous voilà prévenus.

point de vue

il n'y a pas d'art érotique. Il n'y a que l'art. Il peut bien sûr être érotique. Question de point de vue... sur l'art.
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