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Heureusement qu’Andy est un prénom tant du genre masculin que féminin.




Warhol Andy (dit), Warhola Andrew (1928-1987)
Self Portrait in Drag
On en a évidemment pas fini de gloser sur les oeuvres duchampiennes auxquelles je faisais référence dans mes deux derniers billets… Vous n’avez pas tout compris ? Bon, Joconde jusqu’à trois et je recommence. Je sais, c’est pas toujours facile de comprendre la leçon duchampienne. C’est pas rose, c’est la vie…
Et Mona Lisa, dans tout ça ? Transgenre avec ses moustaches à la Dali… et L.H.O.O.Q.
“Look”, dixit Marcel, précisant que le beau, la belle, a chaud au cul. Le beau label que voilà.
Marcel Mariën, lui, préfère sourire dans sa barbe
“Etant donné” : la dernière oeuvre de Marcel Duchamp conjugue les techniques du Diorama et du “Peep Show”. Elle fut, dit-on, conçue dans le plus grand secret durant une période de vingt temps : le spectateur passe devant une vieille porte de bois, à deux battants mais sans poignée, enchâssée dans des montants de briques rouges… Si le spectateur s’approche, il pourra voir par deux petits trous aménagés à hauteur d’homme une scène d’un réalisme sidérant : c’est un trou de verdure et une femme gît là, nue, les cuisses écartées. La matité des chairs laisse juste voir un sexe épilé et surtout étrangement fendu. Le bras de la femme est dressé et sa main tient avec fermeté une veilleuse à gaz allumée. Le fond du diorama en trompe l’oeil évoque les arrière-plans des peintures de la Renaissance.
Marcel Duchamp, Etant donné 1)La chute d’eau 2)le gaz d’éclairage, 1946-1968.
Chaste, moulé, mais pénétré. “Quand l’objet s’évade à l’intérieur , il cache en lui-même une ouverture” écrivait Bernard Noël.
Marcel Duchamp, coin de chasteté, 1954, bronze et plastique dentaire

Marcel Duchamp, Objet-dard, 1951, Plâtre galvanisé avec incrustation d’un filet de plomb
“On peut voir dans cet objet le “dard” masculin, ou la contre-forme phallique, de Feuille de vigne femelle. Duchamp incite donc son spectateur à imaginer “une empreinte en quelque sorte…plus interne” (J.Clair, 1977). Mais cette tentation n’est qu’un leurre : l’objet, en réalité, dérive d’un morceau de l’armature technique servant à maintenir l’effigie d’ Étant donné au niveau du sein (F.M. Naumann, 1984). Son inclusion, par Duchamp, dans la série initiée par Feuille de vigne femelle, fait d’un objet technique un objet érotique présenté “sous une apparence fausse d’empreinte”
Marcel Duchamp, Feuille de vigne femelle, 1950, Plâtre galvanisé
“Oeuvre fameuse de Duchamp, mais dont le processus -donc le statut exact- n’a pas encore été clarifié. Ready-made érotique ? Moulage simulé de l’organe féminin ? modelé à la main ? Il semble plus exact de reconnaître dans cette œuvre ambiguë, un moulage -moulage du sexe féminin rasé, selon un protocole que Man Ray dit avoir effectué avec Duchamp sur le corps d’une prostituée- rectifié, recadré, poncé, etc. Si Duchamp a voulu, sur cet objet, maintenir l’énigme de son origine, c’est que la référence à un corps réel se double d’une référence, au corps fictif d’Etant donnés, dont il peut être considéré comme une étude préparatoire. Il aura été rendu illisible -à une époque où Duchamp maintenait secrète l’entreprise Etant donnés- par simple retournement de la forme (une fente) en contre-forme (une lame).”









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