Archive journalière pour juillet 1, 2007.
Dans un rendez-vous, on se livre aux embrassements partiels, visage contre visage, sein contre sein, Jadgana contre Jadgana, cuisses contre cuisses, et aux étreintes de tout le corps, avec toutes sortes de mignardises, la femme laissant flotter ses cheveux épars.
Ces étreintes portent les noms suivants: 1° celle du lierre; 2° celle du grimpeur à l’arbre; 3° le mélange du sésame avec le riz; 4° celui du lait et de l’eau.
Dans les deux premières, l’homme se tient debout; les deux dernières font partie de la connection.
1° La femme enserre l’homme comme le lierre l’arbre; elle penche la tête sur la sienne pour le baiser en poussant de petits cris: sut, sut; elle l’enlace et le regarde amoureusement.
2° La femme met un pied sur le pied de l’homme et l’autre sur sa cuisse, elle passe un de ses bras autour de son dos et l’autre sur ses épaules, elle chante et roucoule doucement, et semble vouloir grimper pour cueillir un baiser.
3° Contact
l’homme et la femme sont couchés et s’étreignent si étroitement que les cuisses et les bras s’entrelacent comme deux lianes et se frottent pour ainsi dire.
4° L’homme et la femme oublient tout dans leur transport; ils ne craignent et ne sentent ni douleur, ni blessures; se pénétrant mutuellement, ils ne forment plus qu’un seul corps, une seule chair, soit que l’homme tienne la femme assise sur ses genoux, ou de côté, ou en face, ou bien sur un lit.
Extrait des Kâma Sûtra
Un petit haïku du dix-huitième siècle :
"Ma corne de buffle
S’est fendue, chuchote-t-elle
A son médecin"
La corne de buffle, appelée ‘messire de la Corne’, était le matériau principal dont étaient façonnés les olisbos, ou pénis artificiels.
La corne de buffle, dure et impossible à ramollir, était néanmoins considérée comme de qualité inférieure à l’écaille de tortue.
Album de treize estampes érotiques, 1801
Eiri Hosoda (actif de 1790 à 1800)







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