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Au bain, rien ne change ou si peu. Les poses aujourd’hui sont juste plus audacieuses et le désordre au pied de ces dames un peu plus grand.
Les poupées double-face, tissus et couture, 2006 de Lamia Ziade, artiste libanaise qui oeuvre entre Paris et New-York.
Un détail du célèbre Bain turc de Jean-Dominique Ingres , 1862.
“De belles femmes nues dans des poses diverses… les unes conversant, les autres à leur ouvrage, d’autres encore buvant du café ou dégustant un sorbet, et beaucoup étendues nonchalamment, tandis que leurs esclaves (en général de ravissantes filles de dix-sept ou dix-huit ans) s’occupaient à natter leur chevelure avec fantaisie” (le bain des femmes d’Andrinople par Lady Mary Montaigu, Turkish Letters, 1763)
Gland, point suprême de l’être
De mon maître,
De mon amant adoré
Qu’accueille avec joie et crainte,
Ton étreinte
Mon heureux cul, perforé
Tant et tant par ce gros membre
Qui se cambre,
Se gonfle et, tout glorieux
De ses hauts faits et prouesses,
Dans les fesses
Fonce en élans furieux
Paul Verlaine, Hombres (Hommes), Balanide. 1891
Pierre et Gilles, Titof, le petit Rimbaud, 2005
On vît, c’est le cas de le dire, Titof dans le “Baise moi” de Virgines Despentes.
Trois autres petits cunnilingi :
hyperréaliste, à l’huile et sur toile, avec Taner Ceylan. “Mother”, 2005
en illustration et à la hussarde par Achile Devéria (1800-1857), par ailleurs directeur du département des gravures de la Bibliothèque Nationale à Paris et assistant curateur du département égyptien du Louvre, eh oui.
Encre sur papier, par Tracy Nakayama : un cunni tout fluide. “Sweet Honey Child”, 2004

Laissons, Andréa la touriste et passons du musée à l’espace de la galerie d’art actuel avec Adel Abdessemed. “Ce qui m’amuse dans l’art, ce n’est pas le réalisme mais l’abstraction du réel”, déclare celui-ci. Il faut en effet, une solide dose d’abstraction de la réalité pour convoquer neuf couples dans une galerie d’art et leur proposer d’y faire l’amour en public. Confondant espace public et privé, c ‘est ce que l’artiste réalisa en 2003 dans une galerie d’art milanaise, filmant froidement la scène, trace de cette performance érotique.
L’oeuvre s’appelle ” real time”, en temps réel. Ce qui correspond fort justement à la définition du film pornographique faite par le sémiologue Umberto Eco : ” (dans un film pornographique), tout ce qui n’est pas sexuel doit prendre autant de temps que dans la réalité alors que les actes sexuels doivent prendre plus de temps qu’ils n’en requièrent en général dans la réalité. Voici donc la règle : si dans un film, deux personnages, pour aller de A à B, mettent un temps égal à celui qu’il faut en réalité, nous avons la certitude de nous trouver face à film porno. Bien entendu, il doit y avoir aussi des actes sexuels sinon Im Lauf der Zeit de Wim Wenders, qui montre pendant presque quatre heures deux personnes voyageant en camion, serait un film pornographique, ce qu’il n’est pas.”








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